Dolphen
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Les fantaisies de Dolphen

Le Mariage

Sam 16 Aou 2008 2:24

Je voudrais vous faire découvrir un sketch que j'ai écris pour le mariage d'une amie. J'espère qu'il vous plaira et qu'il vous fera bien rire.


Le Mariage



Le mariage ! C’est le plus beau jour d’une vie dit-on… enfin… ça dépend pour qui !
Je suis ici pou vous faire découvrir la vérité sur le mariage et vous prouver que ce jour est le pire qui soit pour au moins une personne.
Pour le mari ? Non ! Pour la femme ? Certainement pas. Les parents des mariés ? Que nenni ! Mais alors… pour qui ? La Demoiselle d’Honneur ! Laissez-moi vous conter le calvaire de la demoiselle d’honneur.

Tout commence un soir, lorsque vous (ah oui, pour que vous saisissiez bien la gravité de la tragédie, je vais la raconter à ‘vous’ comme ça, vous la vivrez !)… Donc, disais-je, tout commence un soir, lorsque vous recevez un coup de téléphone de votre meilleure amie (la 1ère, pas la 2nde, hein, ne vous perdez pas en route…). Vous décrochez et l’entendez vous parler d’une voix surexcitée et émue : « Tu es bien assise ? Je vais me marier ! » Vos tympans éclatent mais vous vous réjouissez de son bonheur en attendant anxieusement la suite… eh oui, vous espérez la phrase miracle : « Tu veux bien être ma demoiselle d’honneur et mon témoin ? » Aux anges, vous acceptez, les larmes aux yeux. Jusque-là, votre bonheur est parfait. Mais quelques semaines plus tard, vous sentez que tout ne sera pas aussi beau…

Essayage de la robe de demoiselle d’honneur… Vous aimez les vêtements sobres et espérez que votre meilleure amie s’en sera souvenue… Heu… ben en fait… apparemment, non ! Vous découvrez la robe… THE robe ! Une robe meringue (c’est à dire avec des froufrous d’en haut jusqu’en bas), couleur vert amande amère (vous savez, la couleur qui fait si mal aux dents rien qu’à la voir…) Par amitié, vous passez la robe et vous vous forcez à vous regarder dans la glace sous l’œil attendri de votre meilleure amie. Bon, il faut être honnête… au mieux vous passer pour un sachet de dragée, au pire pour une poupée Barbie nunuche, sans le côté Barbie, juste le côté nunuche…
Vous abandonnez alors vos souhaits de paraître jolie, gracieuse et élégante au mariage et commencez à penser que ce sera une longue… très lonnnngue journée.

Votre amie vous confie alors un écrin contenant l’alliance de son futur mari en vous demandant d’y veiller et de la garder pour elle. Vous accédez à sa demande et, vous sachant maladroite et tête en l’air, vous la mettez dans votre sac chéri, qui vous suit partout. Vous voilà rassurées toutes les deux.

Les jours et les semaines passent jusqu’au jour maudit… pardon béni, du mariage. Vous êtes stressée dès le matin car votre réveil n’a pas sonné… vous enfilez votre robe et, avec horreur, vous constatez que non seulement votre robe est une meringue, mais que vous en avez aussi abusez, des meringues, car la fermeture éclair a du mal à se fermer. Finalement, au prix d’efforts terribles et à la condition de ne respirer qu’une fois sur deux, vous finissez par y arriver ! Pas de mouvements brusques, où vous ferez découvrir à tout le monde les dessous verts à petits cœurs jaunes que vous tenez absolument à garder incognito.

Il est temps d’aller chez le coiffeur. Vous avez réservé des semaines à l’avance, vous avez fait des essais et tout était parfait. C’est donc le cœur léger que vous vous y rendez. Mais à votre arrivée, on vous apprend que votre coiffeuse préférée a la grippe et qu’elle sera remplacée par… son apprenti… Là, tout d’un coup, vous n’êtes plus rassurée du tout. La jeune fille s’approche de vos cheveux et en la regardant de plus près, vous vous demandez si elle n’a pas plus de percings que de printemps…
Après vous avoir dévissé la tête en vous démêlant vos boucles naturelles, elle prend le fer à souder, pardon à friser, et s’attaque à votre crâne, pardon, vos cheveux. Au début, tout va bien. Les boucles se forment, tout est parfait. Vous baissez votre niveau de vigilance et somnolez en l’écoutant papoter musique avec sa collègue… quand tout à coup, vous sentez une douleur. Vous essayez de le signaler lorsque la jeune coiffeuse pousse un « Hannnnnn ! » terrifié, en retirant le fer… et la mèche qu’il tenait. C’est affreux ! Vous voilà avec un trou dans les cheveux. Et pas sur le dessus du crâne (vous auriez pu arguer d’une tonsure précoce…), non, juste devant ! Vous êtes désespérée… Et la jeune fille de vous dire : « Ce n’est pas grave, on va cacher ça avec le voile… » et vous de vous écriez : « Mais c’est pas moi la mariée ! »
Finalement, après trois paquets de mouchoirs vidés, vous voila sortie de chez le coiffeur avec des yeux bouffis, un nez rougi, une robe meringue et, cerise sur le gâteau, un grand bandeau avec un gros chou sur la tête… le rêve culinaire idéal !

Bref, il faut vous rendre à la Mairie qui ne se trouve qu’à 10 minutes en voiture de chez vous. Anxieuse et excitée, vous partez ¾ d’heure à l’avance et vous arrivez… ¼ d’heure après les mariés… « Pourquoi ? » vous demandent-ils, énervés. Une opération escargot… Et ce n’est pas une blague ! C’est à prendre au sens littéral… les producteurs d’escargots de Bourgogne se sont mis à défiler dans les rues, lâchant des milliers de p’tites bestioles et les suivant au pas pour ne pas les écraser…
Aux regards courroucés des futurs mariés, vous comprenez qu’ils ne vous croient pas, vous demandant comment vous avez réussi à passer alors. Vous n’osez pas leur avouer que vous refusez d’y penser, votre cœur se serrant au bruit de schouic-schouic de vos roues…

A cet instant, votre amie se tourne vers vous et vous demande l’alliance. Heureuse et fière d’avoir enfin accompli quelque chose de bien, vous mettez la main à votre sac pour vous saisir de la bague… le magnifique sac… que vous avez enfin déniché ce matin… l’unique sac assorti à la couleur de votre robe… vos pensées s’envolent alors vers votre vieux sac chéri et l’alliance, posés sur la commode de votre chambre… vous êtes anéantie. Vous tachez de faire bonne figure durant le début du discours du Maire, ne reprenant votre souffle que lorsqu’une ami vous rend vos clés et donne l’alliance à la future mariée. Vous soupirez d’aise et un petit craquement vous fait vous souvenir que votre robe et votre dignité ne tiennent qu’à un fil… ou du moins à une respiration.

A la fin de la cérémonie, il y a le moment des bises des témoins aux nouveaux mariés. Alors, vous constatez que le rouge à lèvres « Rose Sublimissime Tenue 18 heures » porte bien son nom. Enfin, presque… vous ne le gardez sur vos lèvres que quelques minutes, mais la marque sur la joue du marié, elle, a tendance à rester jusqu’à la fin de la soirée… un grand moment de solitude…

La soirée se déroule néanmoins sans trop de soucis, sauf que vous faites tapisserie. Vous vous demandez tout de même ce qui a joué contre vous : l’histoire des escargots, l’alliance, la trace de bisou ou le fait qu’en sortant de la Mairie, pour aider la mariée à passer la porte à battant avec sa robe, vous avez donné un grand coup de pied dans la porte, qui s’est rabattue sur le nez de son père…
Vous décidez, après toutes ces émotions, d’aller vous servir au buffet. Et là, vous découvrez avec horreur que sont au menu les responsables de votre retard : les escargots ! Dégoûtée, vous allez vous rasseoir en pestant contre ce complot qui fait de ce jour béni le pire de votre vie.

Néanmoins, un miracle se produit : un jeune homme vient vous inviter à danser. Vous acceptez en vous disant qu’il est soit suicidaire, soit qu’il n’était pas présent à la Mairie. Vous vous élancez sur la piste de danse, toute à votre joie, lorsque soudain… vous perdez l’équilibre car votre talon de 7 cm se désolidarise du reste de votre chaussure… Vous cessez de danser et, le cœur lourd, vous quittez la piste et le jeune homme, en troquant l’allure de cygne dont vous rêviez pour celle d’un canard boiteux. Ecoeurée, vous vous laissez tomber sur votre siège et vous percevez un « crac » énorme… vous avez juste le temps de rattraper les deux bouts de la fermeture éclair de votre robe !
Au comble de la honte, vous voilà partie à travers la salle, à la recherche d’une épingle à nourrice en maintenant les bords de la fermeture serrée l’un contre l’autre et en jouant au dahu puisque vous n’avez pas eu le temps d’ôter vos chaussures… Le pire restant quand même que certains, croyant à une nouvelle danse, se mettent à vous suivre partout en prenant la même allure que vous…
Finalement, une bonne âme vous dépanne pour l’épingle et vous pouvez troquer vos chaussures contre les vieilles baskets qui traînassent dans votre coffre de voiture.

Je vous fais grâce des autres moments savoureux de la soirée, tels que le discours que vous prononcez, sensé être drôle mais qui ne fait rire personne, la danse où vous êtes soit toujours à contre-temps, soit toujours en retard…
Bref… lorsque la soirée est sur le point de se terminer, vous pensez que le pire est derrière vous et que plus rien ne peut vous arriver… Eh bien vous aviez tort !

Vient le fameux moment du lancer de bouquet… Bien entendu, il a lieu à l’extérieur, dans la cour (détrempée, car bien sûr, il a plu toute la soirée). Vous êtes entourée de toutes les célibataires du coin et avez surpris quelques regards annonciateurs de représailles envers celle qui leur piquerait le bouquet…
Ah… le lancer et le rattrapage de bouquet… le sport officiel de tous les mariages… on s’entraîne durant des mois à lever les bras au ciel pour ce moment où l’on s’élance dans les airs en essayant de rattraper ce truc avant les autres et, surtout, de retomber sur ses pieds…
Pour vous, la question ne s’est pas posée… le bouquet a été envoyé, vous avez avancé et glissé avec vos vieilles chaussures, tombant les fesses les premières dans la flaque de boue juste derrière vous, vous éclaboussant toute entière ainsi que la plupart des filles autour de vous… vos yeux, cependant, n’ont pas quitté le bouquet, qui, ayant pris de la vitesse, s’écrase sur votre tête, vous assommant à moitié… et étant récupéré par votre pire rivale qui, en l’arrachant violemment, entraîne par là-même votre bandeau à chou, révélant votre absence de cheveux…

Là, le derrière dans l’eau, l’âme meurtrie, vous vous dites que la vie est vraiment trop injuste et que c’est le dernier mariage auquel vous assisterez. Vous êtes sûre que la terre, le ciel, les éléments et les petits zosiaux se sont ligués contre vous !
Mais vient alors la mariée, radieuse, qui vous remercie d’avoir été là pour elle et qui vous dit, avec un soupir : « Quelle merveilleuse journée, n’est-ce pas ? » Que dire à part acquiescer…

Finalement, vous rentrez chez vous, la robe plus marron que verte, les pieds en feu, les cheveux en bataille… et vous vous jetez sur le canapé, entendant le « crac » libérateur qui scelle le dernier soupir de votre robe et vous rend par là-même le souffle. Heureuse dans votre havre de paix, vous entendez la sonnerie du téléphone. Vous décrochez, c’est votre amie numéro 2 (pas la 1ère, on vient de la caser) et là, d’une voix émue et excitée, elle vous dit : « Tu es bien assise ? Je vais me marier ! »

L'Amour

Ven 29 Fév 2008 1:32

Je n'ai pas écrit de billet depuis un très long moment du fait du peu de temps dont je dispose actuellement, mais aussi par manque d'inspiration ou du moins par incapacité de mettre en termes clairs mes idées.

Ce soir, j'ai décidé de vous parler d'un sujet qui a été traité depuis des centaines d'années. En effet, bien qu'il soit le thème central de milliers de livres, poèmes, films et chansons, il semble être inépuisable, nous faisant découvrir à chaque fois un aspect inconnu, mal compris ou tout simplement redécouvrir des moments si doux qu'on ne voudrait jamais qu’il cesse.

Je parle bien sur de :

L'Amour


http://heroes-france.com.sylar.fr/images/site/1204242994.jpg


Marie de France : Le lai du Chèvrefeuille :
    De ces deux, il en fut ainsi
    Comme du chèvrefeuille était
    Qui au coudrier s'attachait:
    Quand il s'est enlacé et pris
    Et tout autour du fût s'est mis,
    Ensemble peuvent bien durer.
    Qui plus plus tard les veut détacher,
    Le coudrier tue vivement
    Et chèvrefeuille mêmement.
    "Belle amie, ainsi est de nous:
    Ni vous sans moi, ni moi sans vous !"
    Tristant et Yseult


Je ne connais pas d'autres sentiments qui fasse autant parler de lui, qui soit en même temps si loué et méprisé, si aimé et haï... Il déchaîne les passions et ne laisse jamais indifférent. Car ce sentiment a une particularité. De par sa nature même, il est le seul qui puisse porter en lui les plus grandes joies et les plus profondes tristesses, voire même le désespoir.
L'Amour est à lui seul une raison de vivre, d'espérer, de se battre, d'endurer... mais aussi de souffrir et malheureusement aussi de mourir.

Quand l'Amour apparaît, il vous embrase telle une étincelle dans une forêt asséchée... la réflexion n'arrive plus à contrôler les émotions qui nous submerge, qui nous entraînent tel le courant au large d'une mer si attirante et pourtant si dangereuse. On ressent des papillons dans l'estomac, une sensation de bien-être intense, presque irréel. Nos yeux brillent enfin de cet éclat si particulier qui nous embellit . On a envie de rire, de chanter, de partager avec le monde entier ces émotions qui nous envahissent à tel point que parfois, l'on n'arrive plus à retenir ces sensations qui explosent en larmes de joie.

La Fontaine :
'Amour, amour, quand tu nous tiens,
on peut dire :
"Adieu, prudence !"'

L'Amour est l'essence de la vie, la substance indispensable à tout humain pour connaître le bonheur, le partage... Il donne un but à notre existence, nous permet de nous surpasser, de changer notre vision du monde. Il est optimiste, nous poussant à aller de l’avant, à montrer les meilleurs côtés de nous-même. On ne peut être égoïste quand on aime vraiment car le bonheur de l’autre passe avant le nôtre et de savoir celui que nous aimons heureux nous aide à nous épanouir encore davantage. L’Amour est aussi le seul sentiment qui nous permet de nous sentir entier tout en étant deux. Deux âmes, un seul cœur.

Il n'y a pas d'âge pour aimer, seul le cœur compte. Combien il est beau, touchant et réconfortant de voir un couple de personnes âgées marcher main dans la main, avoir un geste de tendresse l'un envers l'autre ou un regard qui en dit long... Il est si beau de penser à toutes les épreuves que ces cœurs ont affronté côte à côte pour rester ensemble et de quelle puissance cet amour doit être pour qu'après des décennies, il soit encore palpable rien qu'en les observant un instant.

L'Amour provoque aussi des tourments auxquels l'on n'aurait jamais pensé en se lovant dans ses bras. Avec l'attachement à une personne, vient la peur de la perdre, la peur de mal faire, la peur de décevoir, la peur de n'être pas à la hauteur. Vient aussi la douleur du mot blessant prononcé par l'être chéri ou la dispute qui ronge l'esprit et le cœur par les remords et la tristesse. L'absence de la personne à qui l'on tient le plus est aussi un chagrin.
Mais toutes ces afflictions ne sont en rien des obstacles aux liens de l'Amour. Au contraire, ils auraient tendance à "pimenter" un peu les relations. Les douleurs les plus fortes et les plus exquises étant, sans conteste, les premières semaines d'une relation – au moment où l'on commence à s'attacher si fort à l'autre que notre cœur s'arrête de battre lorsqu'on le voit et que notre esprit vagabonde constamment vers lui en son absence - lorsqu'on n'est en rien certain des sentiments de l'autre et que l'on doute... dans quels effroyables et délicieux troubles nous sommes alors plongés, le cœur prisonnier, en attente d'un geste, d'un mot, d'un regard, qui le libérera et lui permettra de laisser jaillir toute la lumière, la chaleur et la joie qu'il contient.

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Malheureusement, si l'Amour est le plus grand plaisir et le plus grand bonheur qui existe, il peut être aussi le pire poison et la souffrance la plus cruelle.
Avoir connu l'amour et le perdre sont parmi les tourments les pires qu'une personne peut endurer. Que ce soit la perte de l'être aimé suite à une trahison ou un abandon ou encore à son décès, reste une blessure ouverte qui ne cicatrisera jamais complètement.
Voire la personne que l'on a chéri plus que tout au monde partir en claquant la porte est l'une des afflictions les pires qu'il soit. Lorsqu'on a construit une relation, que l'on a réussi à s'ouvrir à l'autre, à laisser tomber ses barrières, ses résistances, à faire confiance... et que l'autre s'enfuit pour connaître ces mêmes émotions avec d'autres, on a la sensation d'être brisé(e), trahi(e)...
Se relever d'une telle épreuve est difficile et prend du temps car en plus de la peine, la méfiance et la colère se mêlent pour former une carapace qui sera de plus en plus difficile à briser au fur et à mesure des ruptures successives. Néanmoins, l'Amour a le pouvoir de nous soulager aussi, nous permettant finalement de rencontrer la personne qui brisera ces fortifications et nous prouvera que nous pouvons être enfin nous-même.

Il existe aussi l'Amour non partagé. Aimer quelqu'un qui ne vous rend pas les sentiments que vous lui portez fait beaucoup souffrir.

Patrick Bruel : Tout s'efface :
Tu m'aimes bien, je t'aime tout court
La différence s'appelle l'amour

L'Amour non partagé est très difficile à gérer car il nous oblige à étouffer dans l'œuf des sentiments pour quelqu'un que nous admirons, que nous avons appris à apprécier et auprès de qui nous devrons continuer à rester, comme si de rien n'était. Lorsqu'on envisage une relation profonde avec quelqu'un, il n'est jamais facile et surtout pas sans douleur d'accepter ses gestes d'amitiés, ses taquineries, ses attentions, en s'obligeant à toujours garder à l'esprit qu'il n'y a rien de plus à attendre. Que de larmes versées, que d'espoirs déçus... Néanmoins, on n'arrive toujours pas à renoncer à l'Amour pour autant.

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Pourtant la pire des blessures reste la perte d'un être aimé. Lorsque disparaît la personne qui partage notre vie et ce, quelque soit la durée de la relation, il n'existe pas de pire souffrance et de pire manque. Ne plus pouvoir partager ce que l'on ressent, ne plus pouvoir toucher celui qu'on aime, ne plus pouvoir l'embrasser, ne plus se réveiller à ses côtés, ne plus marcher dans la rue main dans la main ou juste le regarder... Chaque instant devient lourd, pesant, chaque respiration nous rappelle la solitude et le manque. Le parfum d'une fleur n'a plus la même odeur, les lieux que l'on aimait ne sont plus que des endroits emplis de nostalgie et de tristesse... La vie même perd sa saveur.

Patrick Fiori : Plus je pense à toi :
Plus je pense à toi et plus encore je m'aperçois
Que le temps qui passe ne me guérira pas.
Rien ne te remplace, je manque de toi, je meurs de toi,
Et je m'aperçois que tu manques à l'espace.

On peut mourir d'amour, j'en suis convaincue. Certaines personnes ne pourront jamais faire le deuil du compagnon auquel elles se sont liées pour la vie. C'est si émouvant de voir une personne âgée - je donne cet exemple car ce sont elles auxquelles on pense en priorité, mais cela s'applique à toutes personnes, jeunes ou plus âgées, ayant été arrachées à celui ou celle qui faisait battre leur cœur et leur donner une raison de vivre - les larmes aux yeux en pensant à son âme sœur disparue, à son absence et ce quelque soit le temps écoulé depuis sa perte. Notre propre cœur est touché par cette peine, car l'on ressent la profondeur du lien qui les unissait. Mais en même temps, surgit la tristesse et l'envie de vouloir connaître et vivre ce lien, cette sensation de ne faire qu'un avec quelqu'un.
Car même dans les moments les plus douloureux, le vrai Amour reste vivant et source de tendresse et d'émotion. Même si la peine et le manque cruel se feront toujours sentir, la personne qui a aimé se remémorera petit à petit les moments les plus forts de sa relation, les rires, les joies, les voyages, les petites manies si agaçantes mais si adorables de son amour... et d'une plaie béante restera une douleur forte, certes, mais teintée fortement de nostalgie et de mélancolie, ainsi que d'une infinie tendresse au souvenir de celui pour qui son cœur aura vécu.

L'Amour est la plus grande bénédiction mais aussi la pire affliction qui puisse nous toucher un jour... Certains diront qu'il faut donc s'en préserver puisque ce sentiment est si contradictoire et influe à tel point sur notre vie. Pourtant, il est impossible de ne pas y succomber. Car après les joies d'être amoureux et la souffrance de perdre l'être aimé, reste un autre supplice : le fait de n'avoir personne à aimer ou la crainte d'aimer.
Il n'est pas évident de n'avoir personne à aimer. Nous vivons dans un monde où les couples sont mis en avant, où l'amour est célébré partout... celle qui n'a personne avec qui partager son cœur se sent isolée, seule, hors de cette 'bulle' de joie que tous les autres terriens chanceux ont pu connaître et dont ils se rassasient à longueur de temps. Elle voudrait pouvoir y accéder, mais ne le peut et doit se contenter des quelques bribes qu'elle peut récupérer sur son passage. Et là, commence la vraie souffrance du manque d'Amour : les larmes qui brûlent les yeux devant une scène émouvante dans un film, les questions qui bourdonnent sans cesse dans l'esprit lorsqu'on regarde des couples dans la rue et se dit 'pourquoi cela ne m'arrive-t-il pas ?', les soupirs qu'on laisse échapper subrepticement lorsqu'on voit nos ami(e)s faire étalage de leur bonheur...
On est si mal dans ces moments qu'on se mettrait à haïr de toutes nos forces le sentiment que l'on attend à en mourir. L'Amour devient inaccessible, hors d'atteinte, comme le sommet d'une montagne dans une tempête de neige... On l'appelle de nos vœux, on le provoque... mais reste toujours le vide...

Grand Corps Malade : Les voyages en train :
Il y a ceux pour qui les trains sont toujours en grèves,
Et leurs histoires d'amour n'existent que dans leurs rêves...

Alors oui, on se réfugie dans le rêve, dans les fantasmes, dans ce qui ne fait pas souffrir en espérant qu'un jour l'on aura aussi la chance de connaître ce grand bonheur qu'est le partage d'un cœur et d'émotions si profondes que tout l'univers en semble changé, comme s'il venait d'être mis au jour.

L'autre cas dont je vous parlais et celui d'avoir peur d'aimer.

Grand Corps Malade : Les voyages en train :
Y'a celles qui flippent de s'engager parce qu'elles sont trop émotives,
Pour elles c'est trop risqué de s'accrocher à la locomotive...

Lorsque l'on a beaucoup souffert, le plus important est de se protéger, de bâtir une forteresse que rien, même le pire des ouragans, ne pourra ébranler. Pourtant, même en étant pétri de peur, l'envie d'aimer reste intacte. On la désire plus que tout. On veut aimer ! On veut partager tout ce que l'on ressent, vivre en couple, et être libre. Mais en même temps, le seul fait que l'autre approche, que des sentiments soient révélés, qu'un geste tendre soit tenté, nous renferme dans notre peur. Pourquoi ? Simplement par crainte qu'une fois la carapace ôtée, une fois la confiance donnée, une fois la tendresse acceptée, tout ceci s'envole en fumée, comme si rien n'avait existé.
Aimer et perdre l'objet de son amour semblent totalement insurmontable à celui qui a peur de ce qu'il chérit le plus. Ce n'est qu'à force de patience, d'affection et de compréhension, qu'enfin cette angoisse peut être éradiquée, permettant au véritable Amour de prendre sa place et de s'épanouir sur un sol qui semblait aride ou criblé de pierre.

Il n'y a rien de plus beau que l'amour, rien de plus grand, de plus pur, de plus... je ne sais même pas trouver les mots pour définir cette notion qui n'aide pas à vivre, mais qui EST la vie !

Alfred de Musset :
"La vie est un sommeil, l'amour en est le rêve, et vous aurez vécu, si vous avez aimé"

Divers : Les joies du déménagement, partie 1

Dim 13 Jan 2008 20:27

Les Joies du Déménagement
partie 1


Il est un moment dans sa vie que l’on exècre le plus au monde bien qu’en l’attendant fébrilement : LE déménagement ! http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Grands_Smileys/emoticon-msn-surpris-pale.gif.gif

Cette décision que l’on prend de quitter l’endroit où l’on a vécu pour découvrir un nouvel ailleurs, un nouveau foyer, de nouvelles personnes… est un événement que l’on oublie rarement tant il suscite la joie, la peur, l’angoisse, la colère… bref, il nous fait découvrir et développer l’une des gammes les plus complètes des émotions humaines.

Cela paraît toujours anodin : « On ne fait que changer de maison, tout se passera bien et on reprendra la vie comme avant. » Que nenni ! S’il était aussi facile de déménager, comment connaître ces ‘joies’ incroyables du genre : cartons perdus, artisans en retard, ligne téléphonique dans l’incapacité de fonctionner… j’en passe et des meilleurs… il n’y aurait plus aucun ‘mystère’ !

Comme vous l’aurez sûrement compris en lisant cette introduction, je viens de survivre… pardon, je voulais dire : de passer par un déménagement. Et il a été l’un des plus mémorables que j’ai connu. Aussi, j’ai décidé de vous raconter quelques anecdotes qui sont arrivées non seulement à moi mais à quelques amis, nous permettant de nous délecter de ce moment si propice à la ‘zen attitude’ et à la ‘positive attitude’ (ben oui… y’a des fois où l’on tombe vraiment très bas niveau moral au point de devoir ressortir les vieux cd de Lorie…).

Première étape et non des moindres :

Trouver le logement adéquate :


Vous avez décidé de changer de logement pour raisons personnelles, pour vous rapprocher de votre travail, de votre famille ou tout simplement parce que vous en avez assez d’un loyer exorbitant pour un logement humide où les poissons cohabitent avec les souris (note pour moi-même, raconter la blague de référence dans un prochain post comique…). Autre possibilité, vous devez quitter les lieux avant de vous transformer en Jack l’éventreur et rendre une visite nocturne à vos voisins trop bruyants ou avant que le toit ne s’effondre sur vous du fait des trop nombreuses lézardes qui parcourent votre ‘home sweet home’… bref, il faut partir !

Se pose alors la question cruciale du : « Mais où vais-je habiter ? ». La réponse la plus logique est de faire les différentes agences immobilières afin de trouver votre bonheur (si si, je vous assure, on finit par trouver… finalement…).

Donc, vous ouvrez le bottin, les journaux locaux ou si, comme dans mon cas, vous changez de département, vous vous jetez sur l’Internet pour dénicher LA perle qui vous trouvera LA maison (ou l’appartement) de vos rêves. Et là, commence le parcours du combattant ! Entre les petites musiques d’attente (parfois toujours les mêmes…) des secrétariats d’agence et les différentes personnes qu’on vous passe pour arriver à joindre la bonne, vous avez le temps de voire augmenter votre facture de téléphone de façon exponentielle… et ce n’est qu’un début…

Vous finissez enfin par avoir un agent commercial. La question rituelle : « Que cherchez-vous ? » est alors posée. Vous, très confiant, exprimez votre désir secret : « Tant de pièces, maison ou appartement, dans un quartier calme. » Cela paraît une demande toute simple, logique, claire et parfaitement vivable. Le conseiller note toutes vos informations de façon rigoureuse et vous dit qu’il a pas mal de biens à vous proposer. Alors là, vous avez l’impression que le ciel s’éclaircit… la journée sera belle, vous trouverez immédiatement, c’est certain ! (« La Positive Attitude » commence à raisonner dans votre tête…)

Vient alors la question qui cause mille tourments et peut briser mille rêves… « De quel budget disposez-vous ? » Alors, d’une voix timide, vous énoncez le chiffre qui vous paraît énorme à vous qui n’avez pas grand chose pour vivre et qui paraît si dérisoire énoncé à voix haute… Là, vous sentez que le commercial change d’état d’esprit (ou vous le voyez si vous êtes en face…)… survient alors le « Ah ! » prononcé d’un ton grave qui annonce que finalement ce sera vraiment un parcours du combattant… Adieu maison enchantée sur un lit de nuage avec un petit ruisseau et le gazouillis des oiseaux… Bonjour le prosaïque appartement banal, bien loin de ce que vous espériez… (quoi que parfois on peut avoir de la chance…)

Après avoir passé un bon moment à parler avec plusieurs conseillers qui vous ont répondu qu’ils n’avaient rien dans votre budget (certains n’ont d’ailleurs pas hésité à vous demander si vous espériez FRANCHEMENT trouver quelque chose pour ce prix là…), vous trouvez une ou deux agences qui vous disent avoir quelque chose d’approchant de vos désirs… bon, vous n’êtes franchement pas très rassuré, mais il faut bien tenter. Donc, rendez-vous est pris pour aller visiter le ‘bien miracle’…

Miracle ? ? ? Si ça c’est le paradis, que doit être l’enfer ! Avec un ton convaincu, un sourire charmeur, le commercial vous emmène visiter un taudis en vous lançant des « Je suis sûr qu’il est fait pour vous ! » (Non mais, il vous prend pour qui, lui ! ) Les traces de moisissures sont visibles partout, le salpêtre a pris possession de l’appartement, mais ce n’est rien, vous faisant son sourire ‘dents blanches, haleine fraîche’, il vous lance : « Un coup de peinture et il n’y paraîtra plus… ». Le quartier a l’air particulièrement dangereux, l’appartement a été ‘visité’ la veille : « Ce n’est pas grave, la serrure n’était pas en bonne état, c’est tout… et puis… vous n’avez aucune raison de sortir tard… »
Bref, vous commencez à désespérer… vous êtes révolté de voir le prix auquel on peut proposer des lieux de vie que même les rats déserteraient…

Il y a aussi une autre situation, l’agence qui a décidé que votre budget était extensible à volonté… alors, elle va vous proposer des appartements à vous faire saliver. Vous vous imaginez déjà dans le confort de votre nouvel habitat lors de la visite. Le seul soucis étant que jamais, au grand jamais, l’agent ne vous donne le prix. « Ne vous inquiétez pas, c’est dans vos prix. Avez-vous remarqué cette splendide salle de bain ? » Et vous, vous fondez comme neige au soleil, même si la voix de votre banquier raisonne dans votre tête pour vous rappeler que vous ne pouvez pas dépenser autant.
Vous êtes emballé, vous retournez à l’agence et là, alors que vous êtes conditionné à dire oui, le commercial vous met le prix sous le nez… alors, c’est la crise d’apoplexie, pour le moins… vous êtes comme un poisson hors de l’eau. Surgit à cet instant la magnifique phrase « Ce n’est pas vraiment beaucoup plus cher, et puis la salle de bain et le reste de la maison le valent bien… » Ok, vous voulez bien un logement, confortable même si possible, mais vous n’avez pas prévu d’acheter le Taj Mahal ! Si vous l’achetez, vous pourrez effectivement profiter de la salle de bain. Mais combien de temps peut-on vivre sans s’alimenter ? Parce qu’à ce prix, même la boite de thon de votre chat sera trop cher pour vous…

Vous commencez à désespérer… des maisons trop chers, trop vieilles, trop années 70. Allons, ne me dites pas que ça ne vous est jamais arrivé : vous entrez dans une maison et, surprise ! aux murs (voire même parfois au plafond) se trouvent des papiers peints à grosses fleurs oranges, à formes géométriques marrons ou noirs… enfin le style qui vous donne une idée de l’époque de création de la bâtisse. Enfin, pas de soucis, aucune souris dans cette maison, l’ambiance psychédélique les a fait fuir, c’est déjà ça…

Mais parfois, ça se passe bien. Après des coups de fil de durée interminable et avoir passé la journée à visiter une bonne dizaine de maisons à peu près potable, vous tombez sur LA perle rare… l’appartement qui allie tout ce dont vous rêviez pour un prix modique ! ça paraît tellement beau qu’on cherche l’arnaque, mais non, pour une fois, la ‘positive attitude’ a eu raison ! Vous avez trouvé votre futur chez vous, votre planche de salut, votre havre de paix … enfin, pas pour tout de suite en tout cas… mais on finira par gagner ! http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Grands_Smileys/fonce-hurle-tombe-8394.gif

A suivre…


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